mardi 28 août 2012

Allumer le chat, Barbara Constantine

Une lecture pleine d'humour, c'est par ici !

Quelques mots sur l'auteur:
Barbara Constantine est française. Elle est scripte, céramiste et romancière. Elle est passionnée par les chats. C'est aussi l'auteur de A Mélie, sans mélo et de Tom, Petit Tom, Tout Petit Homme, Tom.


Allumer le chat, Barbara Constantine
Éditions Points/ 261 pages

Bastos, le chat philosophe et pédant, parvient à échapper au fusil de Raymond. N'empêche qu'il le nargue ce chat ! Et il faut encore s'occuper du môme, un peu nul en foot, qui n'a rien trouvé de mieux que de choper de l'eczéma sur le visage... Sans compter son imbécile de père qui se fait encastrer par un cerf de deux cents kilos. Il y a franchement de devenir allumé dans cette famille !

     Ce livre est constitué de soixante-dix chapitres courts, l'écriture est fluide et précise. L'auteur va droit au but en usant d'humour, parfois cynique, ainsi que de sarcasmes. L'histoire se concentre autour d'un couple, celui de Raymond et Mine puis à chaque chapitre de nouveaux personnages viennent compléter cette famille des plus loufoques.
       Mon personnage préféré restera Pierrot, employé aux pompes funèbres qui va se lancer dans une carrière de photographe en prenant les morts en photo !
       Un des points faibles de ce livre est qu'il y a un peu trop de personnages, il est dure de se lier avec tout ce monde et donc certaines histoires paraissent plus futiles.
      En revanche certaines histoires sont très touchantes comme celle du petit Rémi et d'autres plus légère, celle de Marie-Rose.
        Et là vous allez me dire "Oui, mais et le chat ?"  Et bien je dirais que c'est le file conducteur de l'histoire. C'est un peu comme si du début du livre jusqu'à la fin on était devenu le chat, Bastos, et que l'on observait tous ces personnages.

        Ce livre qui fait passer par tout un tas d'émotions, je vous le conseil pour une lecture sans prise de tête !

"Quand on est jeune, on brûle quelquefois les étapes pour savoir ce qui se cache derrière les choses... pour découvrir le fameux « secret » des adultes... celui du : « Tu verras quand tu seras grand », qui justifie leur pouvoir.
Eh bien, la vérité, c'est qu'ils n'en ont pas, de secret, les adultes.
C'est très très décevant, mais c'est comme ça. Ils n'en ont pas.
Alors, autant le savoir tôt. Ça fait qu'on est moins pressé de devenir grand."

lundi 27 août 2012

Je suis de retour !

    Bonjour tout le monde, me revoilà après environs deux mois d'absence qui n'étaient pas prévus !

J'espère que vous avez passé de bonnes vacances pour ceux qui en ont eu !

Bon je vais aller me chercher un café, j'ai des chroniques à rattraper !


mardi 26 juin 2012

Le Fait du prince, Amélie Nothomb

Une lecture plaisante pour se reposer !


Quelques mots sur Amélie Nothomb:
Amélie Nothomb est née en 1967 à Kobe au Japon, elle est la fille de l’ambassadeur de Belgique à Rome.
Après avoir vécu ses cinq premières années au Japon, elle est allée vivre en Chine, à New York, au Bangladesh, en Birmanie et au Laos. C'est à ses 17 ans qu'elle s'installe en Belgique. En 1992, elle publie son premier roman Hygiène de l'assassin qui rencontra un réel succès.


Le Fait du prince, Amélie Nothomb
Éditions Le livre de poche/  144 pages

Il y a un instant, entre la quinzième et la seizième gorge de champagne, où tout homme est un aristocrate. A.N

       Ce petit livre raconte l'histoire surprenante que va vivre Baptiste Bordave. Le lecteur entre dans le récit avec un dialogue pour le moins intriguant: " Si un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez pas la police. Appelez un taxi et dites-lui de vous conduire à l'hôpital avec cet ami qui a un malaise." 
        Le narrateur va devoir faire face à ce genre de "problème", un inconnu va venir chez lui à la suite d'une panne de voiture et celui-ci va mourir.
        A cause du premier dialogue du livre Monsieur Bordave va paniqué et chercher une solution. Il va alors prendre l'identité du défunt. Il va essayé de vivre pleinement la vie de cet inconnu décédé chez lui. Au fur et à mesure de la lecture, on en apprend plus sur le narrateur ainsi que sur le mort.
       Puis, la "folie" s'installe, on se pose des questions sur la "santé mentale" de l'usurpateur. J'ai trouvé le côté "psychologique" vraiment bien mené, l'écriture toujours aussi plaisante avec une fois de plus une ironie bien utilisée !
        La partie négative de ce livre est que le récit est trop court et cette fin ne m'a pas convaincu. J'ai eu un sentiment "d'inachevé".
         Je conseil toutefois ce livre aux fans d'Amélie Nothomb !


Petits extraits:

"Je voulais vivre à grandes enjambées, m'exalter d'exister. Rien de tel que d'adopter l'identité d'un inconnu pour connaître l'ivresse du large."

" Existe-t-il vacances plus profondes que de prendre congé de soi-même?"



      Et vous vous l'avez lu ? Qu'en avez-vous pensé ?

samedi 16 juin 2012

La Métamorphose, Kafka

     Voilà un classique vraiment original  !

Quelques mots sur l'auteur:

Kafka (1883-1924) est né d'une famille juive à Prague. Il est parti étudier en Allemagne, où il va se trouver une passion pour la littérature. En 1915 sera publié son œuvre La Métamorphose. Il a la tuberculose. Dans ses livres il représente souvent la cruauté du monde. Sa vie amoureuse est faite de doute perpétuel ainsi que d'engagements jamais tenus. Il meurt peu connu du public mais ses œuvres seront découvertes après la seconde guerre mondiale.

La Métamorphose, Franz KAFKA
Éditions Ebooks libres et gratuits / 53 pages

 Lorsque Gregor Samsa s'éveille, un matin, après des rêves agités, il est bel et bien métamorphosé. Doté d'une épaisse carapace d'où s'échappent de pitoyables petites pattes ! Lugubre cocasserie ? Hélas, ultime défense contre ceux qui, certes, ne sont pas des monstres mais de vulgaires parasites... Les siens. Père, mère, sœur, dont l'ambition est de l'éliminer après avoir contribué à l'étouffer... Ici, un homme se transforme en coléoptère monstrueux, là, un engin pervers tue avec application... Dans la colonie pénitentiaire, c'est l'expérimentation en direct. Une machine infernale s'acharne sur un soldat soumis. Une machinerie hors pair, digne d'un inventeur à l'imagination torturée !

     Tout d'abord, ce livre est le premier que j'ai pu lire sur mon E-book. Ne pas avoir eu la sensation des pages ainsi que l'odeur du livre papier m'ont manqué, mais après quelques pages on s'habitue vite.

      Pour ce qui est de l'histoire celle-ci est vraiment curieuse. En effet, cette histoire nous raconte celle de Gregor qui va du jour au lendemain se transformer en bête hideuse. On va pouvoir, en tant que spectateur, voir les différentes réactions de l'entourage de Gregor face à sa métamorphose.
      J'ai trouvé que cette nouvelle faisait passer le lecteur par une bonne palette de sentiments. L'horreur, face à la transformation de Gregor; la tristesse par rapport à la solitude que va devoir subir le héros face au rejet de sa famille; de l'énervement contre cette famille qui ose traiter ainsi l'un des leurs. Mais néanmoins ceci est compréhensible car Gregor est devenu une sorte de cafard, il ne peut donc pas reprendre ces activités qui faisaient vivre sa famille. Durant cette lecture, je me suis sentie un peu mal à l'aise.
        L'écriture de l'auteur est simple et fluide. C'est une courte nouvelle originale à lire !

samedi 26 mai 2012

Jenna Fox, pour toujours; Mary E. Pearson

Voilà un livre que j'ai lu dans le cadre du concours des incorruptibles.

Quelques mots sur l'auteur:
Mary E. Pearson est né en 1955, elle est Américaine. Jenna Fox, pour toujours est son premier livre publié en France.




Jenna Fox, pour toujours ; Mary E. Pearson
Éditions Les Grandes Personnes / 280 pages

"J'étais quelqu'un avant. Quelqu'un qui s'appelait Jenna Fox." Ainsi reprend la vie de Jenna, 17 ans, amnésique, après un an passé dans le coma. Tant bien que mal, sous la houlette de ses parents, la jeune fille réapprend à être celle qu'elle a toujours été, une enfant adorée, vénérée. Pourtant, très vite, Jenna comprend qu'elle plus que les faits et les statistiques qu'on lui fait avaler. Plus que les vidéos qu'on lui fait regarder. Et avec les souvenirs apparaissent des questions, auxquelles personnes ne veut répondre... Identité et éthique scientifique sont au cœur de ce roman d'anticipation qui, une révélation après l'autre, devient un thriller haletant...

       Mon avis sur ce livre est assez bizarre, car l'atmosphère de ce livre est elle-même bizarre ! Au début du roman, j'étais mal à l'aise. Jenna se demandait où elle était et moi aussi. On ne sait rien, on doute autant que l'héroïne, on envisage même toutes les hypothèses possibles en passant par les plus improbables ! C'est assez psychologique.
       Mais ce livre est bien plus que l'histoire d'une fille qui sort du coma et qui va essayer de retrouver la mémoire. Dernière cette intrigue se cache certaines réflexions sur la morale, la santé mais aussi l'amitié. Jenna sait que l'amitié est importante.
       Je pense que tous les parents qui lisent ce livre peuvent s'interroger à leur tour sur le choix qu'ils feraient face à la même épreuve qu'ont subi les géniteurs de Jenna.
       Cette dernière à deux personnalités, la Jenna d'avant le coma que je n'ai pas vraiment apprécié et celle d'après avec qui j'ai eu un peu de mal au début mais qui s'est révélée attachante au fil des pages.
      J'ai apprécié le personnage d'Ethan et également celui de Dane je trouvais son caractère intéressant mais il n'a pas été suffisamment développé à mon goût.
       L'écriture est simple et les chapitres sont courts ce qui rend la lecture facile et plaisante.
       Pour moi, la fin est suffisante mais je sais qu'un deuxième tome est sorti.
       En conclusion, je dirais que ce livre est un bon livre pour se détendre et passer un bon moment.

« J'ai été chérie. Adorée. Accablée d'espérances. J'ai été tout ce que les bébés peuvent être. J'ai dansé autant que j'ai pu. Étudié. Je me suis entraînée. J'ai fait de mon mieux pour devenir tout ce qu'ils rêvaient que je sois. »

samedi 12 mai 2012

[LC] Hunger Games, tome 2: L'Embrasement; Suzanne Collins

    J'ai l'honneur de pouvoir commencer, ici, ce billet pour ma première LC !Merci à Stellablogueuse pour avoir proposé cette LC.

Quelques mots sur l'auteur: Suzanne Collins
C'est une auteur américaine qui s'est fait connaître grâce à sa trilogie Hunger Game.


Hunger Games, tome 1: L’Embrasement ; Suzanne Collins
Éditions: Pocket (Jeunesse) / 399 pages









Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...

     Je viens de terminer ma lecture avec un avis plus ou moins mitigé. Je m'explique. Tout d'abord, après avoir lu le premier tome, qui était un coup de cœur, j'avais très envie de retrouver cette atmosphère, ce monde, ces personnages... mais après réflexion, peut-être que j'en attendais trop.
     J'ai trouvé le début "un peu lent" comme si l'action avait du mal à se mettre en place. Ce n'est qu'à partir de la moitié du livre que je retrouvais la sensation qui m'avait tant manqué, celle qui me faisait tourner les pages à une allure folle. Après ce point négatif passons aux point positifs !
     J'ai adoré retrouver Katniss, Haymitch, Peeta, Gale et Cinna, tous ces personnages attachants ! Ceux du premier tome qui sont morts dans l'arène, ne sont pas pour autant oublié, Katniss repensent à eux et cela nous renvoie à des passages du premier livre.
       J'ai beaucoup aimé le principe de l'arène qui était assez bien réfléchit, pour ne pas spoiler, je n'en dirais pas plus! 
      Quand enfin vient l'action et qu'on ne peut détacher ses mains du livre tout va très vite,  les rebondissements, les affrontements, et enfin tout finit par s'embraser avec une fin qui fait oublier les points négatifs du début.
       Malgré cela ce livre ne sera pas pour moi un coup de cœur comme le premier mais je l'aurais tout de même apprécié. J'espère que pour le troisième tome, l'action ne se fera pas tant attendre.


L'avis des autres participant(e)s:

- Stellablogueuse
- Mia
- Aniouchka
- Julianany 
- Dex
- Math-en-book
- Lux Oxa
- Stephanie-plaisir de lire
- Candyshy
- Emisa
- _ananas_
- Mademoiselle-Soleil
- Myiuki22
- Melisende
- Flof13
- Livromaniac 
- Soleinya
- Quaidesamoureux
- Pierre56
- Cln
- Nelly17
- LaetiChOùux

jeudi 3 mai 2012

Les cinq personnes que j'ai rencontrés là-haut, Mitch Albom

     C'est d'abord le titre de ce livre qui m'a intrigué, puis le résumer m'a conforté dans mon choix pour me lancer dans cette lecture.

Quelques mots sur l'auteur: Mitch Albom
Il est né en 1959, c'est un journaliste sportif très connu aux États-Unis. Il a écrit plusieurs best-sellers internationaux mais c'est grâce aux livres: La dernière leçon et Les cinq personnes que j'ai rencontré là-haut qu'il va se faire connaître mondialement.

Les cinq personnes que j'ai rencontré là-haut, Mitch Albom
Editions Pocket/ 216 pages


Pendant des années, Eddie, 83 ans, a veillé au bon fonctionnement de la fête foraine. Comble de l'ironie, c'est ici qu'il vient tout juste de mourir, écrasé sous la nacelle d'un manège alors qu'il tentait de sauver la vie d'une fillette... Arrivé dans l'au-delà, il se retrouve embarqué sur un vaste océan multicolore et multiforme où, comme dans un rêve éveillé, il va faire cinq rencontres bouleversantes et déterminantes: Marguerite, son amour perdu, mais aussi son ancien capitaine d'infanterie, une vieille femme aux cheveux blancs, un mystérieux homme bleu et une toute jeune Asiatique détenant, dans ses petits doigts atrocement brûlés, le secret d'Eddie et de sa destinée...

           Ce livre nous conte une histoire touchante. Celle d'Eddie, quelqu'un qui croyait ne rien avoir fait de bien dans sa vie mais qui va comprendre que c'est tout l'inverse. 
          Tout d'abord, Eddie un personnage commun mais touchant appelé aussi "Eddie Entretien". On commence par la fin, il meurt. Cela peut paraître être un début abject mais il n'en est rien. C'est en commençant par la fin que l'on va apprendre toute la vie d'Eddie. Les cinq personnes qu'il va rencontré auront tous croisé son chemin en ayant eu une certaine influence sur sa vie. Les flashbacks rythment assez bien le roman.
           La façon dont Mitch Albom a décrit l'au-delà, m'a beaucoup plu car j'ai trouvé qu'il est bien sorti des sentiers battus rejetant les traditionnels gens qui contemplent la terre au-dessus des nuages. L'idée était assez originale. L'écriture de l'auteur est simple et douce ce qui rend le roman facile et rapide à lire.

            En conclusion, un bon livre qui aborde la vie et la mort d'une manière assez légère.

Petit extrait:

Eddie était sceptique.
"M'apprendre quoi demanda-t-il.
-Que le hasard n'existe pas.Nous sommes tous reliés les uns aux autres.Nos vies sont tout aussi inséparables les unes des autres que la brise l'est du vent."

mercredi 2 mai 2012

A comme association, tome 2: les limites obscures de la magie

     J'avais lu le premier tome de cette série avec enthousiasme et j'avais l'impression qu'une bonne saga s'annonçait. Hé bien, je n'est pas du tout été déçue !

Ce tome ci a été écrit par Pierre Bottero:
Cet auteur est né en 1964 et est mort en 2009. Il a été instituteur avant de se consacrer pleinement à l'écriture. Il aimait beaucoup le fantastique, les dragons, c'est ainsi qu'il a créé de nouveaux univers tous différents.


A comme Association: Les limites obscures de la magie, Pierre Bottero
Éditions Gallimard/Rageot (jeunesse)/ 187 pages

 
Prénom: Ombe
Age: 18 ans
Description: Cheveux blonds et courts en pétard yeux bleus allure sportive
Profession: Agent stagiaire à l'Association et étudiante (officiellement)
Signe particulier: incassable
Aime: sa moto, tabasser un bon gros monstre, qu'on lui fiche la paix
Mission: faire l'effet d'une bombe sur gobelins et trolls

     Cette fois-ci, après un premier tome du point de vue  de Jasper, nous découvrons le personnage de Ombe. J'ai beaucoup aimé le tempérament de celle-ci. Elle est drôle, pleine d'énergie et a un caractère bien trempé ! Grâce à elle et à son humour quelque peu acerbe on ne s'ennuie pas durant la lecture; les pages défilent à une allure impressionnante et quand vient la fin, une seule pensée nous anime: avoir le prochain tome d'urgence !
     L'univers paranormal est toujours aussi plaisant, on en apprend d'avantage sur ces trolls et gobelins. On en découvre aussi un peu plus sur l'Association et les personnes qui sont dans les bureaux de cette fameuse organisation secrète. Mademoiselle Rose, toujours aussi mystérieuse, est un personnage que j'aime beaucoup.
     On retrouve également dans ce deuxième opus quelques scènes du premier, mais rien de redondant car cette fois-ci on a le plaisir de les revivre du point de vue de Ombe.

     En somme, c'est une série bien plaisante, bourrée d'humour qui nous réserve encore, je pense, bien des surprises avec ses prochains tomes.

dimanche 1 avril 2012

Hunger Games, tome 1; Suzanne Collins

     Depuis le temps que j'entends parler de ce phénomène, j'avais envie de me lancer à mon tour dans l'aventure Hunger Games !

Quelques mots sur l'auteur: Suzanne Collins
     C'est une auteur américaine qui s'est fait connaître grâce à sa trilogie Hunger Game.

Hunger Games, tome 1, Suzanne Collins
Editions: France loisirs (2009)/ 400 pages


Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène: survivre à tout prix. Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature...

      Ce livre est addictif  ! Une fois ouvert il est très dure de le reposer. L'écriture est agréable et simple. C'est une histoire pleine de rebondissements. Déjà, cet univers m'a beaucoup plus avec ces douze districts tous différents, ce monde contrôlé par le Capitole, ce combat sans cesse contre la faim.
        La première partie du livre nous met dans l'atmosphère de l'histoire, on nous explique l'enjeu, le contexte et puis on entre dans l'arène et là les épreuves pour notre héroïne Katniss s'enchainent. On ne s'y attend pas, à chaque fin de chapitre le suspens est relancé. C'est ce qui m'a vraiment plus dans ce roman. Le triangle amoureux qui se forme progressivement donne une autre dimension à l'histoire.
     Katniss m'a beaucoup plu comme personnage, elle est forte, elle tente tant bien que mal de survivre mais elle a aussi un côté fragile, affectif et protecteur. Je pense ici à Rue, à Prim, à tout ce qu'elle a dut endurer. Elle est vraiment attachante.
     On trouve aussi quelque chose d'attachant à tous les personnages de cette histoire même les ennemis , c'est ce qui donne de l'intérêt, je pense, à tous les personnages tels qu'ils soient.
         En somme pour moi c'est mon premier coup de cœur de l'année 2012 , et je le recommande à tous ceux qui hésitent à le lire !

Coup de cœur !

samedi 24 mars 2012

Forrest Gump, Winston Groom


   Que de souvenirs avec le film du même nom que j'avais adoré ! Je me suis lancé dans la lecture du livre qui a permis l'adaptation cinématographique.

Forrest Gump, Winston Groom
Éditions J'ai lu (1999)/ 318 pages






Je m'appelle Forrest Gump et je suis pas malin. C'est pour ça que m'man se faisait du souci pour moi et qu'elle m'a mis dans cette école spéciale. Et là, je vous dis pas. Tous des baveux, des qui font des grimaces, qui poussent des cris d'animaux. Je suis peut-être pas Einstein, mais quand même... Et puis un jour, ce type m'a demandé si je voulais jouer au foot. J'ai pas bien su quoi répondre, vu que la causette, c'est pas mon point fort. N'empêche que je me suis retrouvé à l'université. Pour courir avec le ballon et pour que les autres gonzes m'attrapent pas. Après, ça a été l'armée."Vous ne pouvez pas prendre mon fils, que m'man leur a dit. Vous voyez bien qu'il est retardé !" "Vous avez vu la gueule des autres ?" qu'ils ont répondu. Alors j'ai été au Viêt-nam. Et puis après...Après, c'est toute une histoire !

     Ce livre raconte l'histoire de Forrest Gump. Il est pas très malin. En effet, le roman est écrit à la première personne du singulier. C'est Forrest qui s'exprime d'une façon très simpliste, ce qui m'a un peu gêné au début et puis au fur et à mesure on  s'habitue. Forrest devient attachant, il n'a jamais eu comme ambition de devenir champion de ping-pong ou encore d'échec et pourtant le destin va le conduire à un avenir toujours plus rempli et plus loufoque.
     L'histoire d'amour entre Jenny et Forrest est le fil conducteur du livre. C'est en cherchant Jenny ou en pensant à elle que toutes ses péripéties vont se glisser sur son chemin.
     Le film et le livre sont complètements différents le Forrest du film m'a paru plus attachant que celui du livre. Les répliques cultes comme "L'amour c'est comme une boîte de chocolats, on sait jamais sur lequel on va tomber." viennent du film. La fin aussi change, celle du film est plus triste mais aussi plus attachante à mon goût.
    Même si je sais qu'il ne faut pas comparer un livre après avoir vu le film, j'ai été un peu déçue. En ouvrant ce livre je pensais retrouver le Forrest du film.

Bel-Ami, Maupassant

    Je redoutais un peu cette lecture et mon bilan est plutôt mitigé...

Quelques mots sur l'auteur:
Guy de Maupassant est né en 1950 et est mort en 1893. Il est né en Normandie. Sa mère l'a poussé à écrire car elle était passionnée de lecture et qu'elle était amie avec Gustave Flaubert. Ce dernier aida Maupassant en lui donnant des conseils d'écriture. Guy de Maupassant rencontra de grands auteurs comme Zola ou encore les frères Goncourt. Boule-de-Suif (1880) et La maison Tellier (1881) connurent un grand succès. Par la suite il abandonna son emploi dans un ministère pour se consacrer pleinement à l'écriture. Il publia des nouvelles, des romans et des articles de journaux. En 1891 victime d'hallucinations il fut interné et il y décéda en 1893.

Bel-Ami, Maupassant
Editions Pocket (2006)/ 408 pages



Le monde est une mascarade où de préférence le succès va aux crapules. La réussite, les honneurs, les femmes et le pouvoir: le monde n'a guère changé. On rencontre toujours - moins les moustaches - dans les salles de rédaction ou ailleurs, de ces jeunes aventuriers de l'arrivisme et du sexe. Comme Flaubert, mais en riant, Maupassant disait de son personnage, l'odieux Duroy: "Bel-Ami, c'est moi." Et pour le cynisme, la fureur sensuelle, l'athéisme, la peur de la mort, ils se ressemblaient assez. Mais Bel-Ami ne savait pas écrire, et devenait l'amant et le négrier d'une femme talentueuse et brillante. Maupassant, lui, était un immense écrivain. Universel, déjà, mais par son réalisme, ses obsessions et ses névroses, encore vivant aujourd'hui.

       Le personnage principal Georges Duroy est tout sauf sympathique. Ce personnage que l'on suit durant son ascension sociale m'a vraiment déplu au plus haut point. C'est un goujat !
Il profite des femmes, ne pense qu'à ses intérêts... C'est ce qui m'a le plus gêné: suivre un héros avec qui ça ne colle pas ... Mais malgré cela l'écriture de Maupassant m'a plu, les descriptions ne m'ont pas parut trop longues contrairement au Père Goriot de Balzac (ce n'est pas le même style me direz-vous mais depuis, les descriptions de trois pages je suis allergique ^^). 
Donc mon bilan: je dirais que je veux bien retenter une lecture de cet auteur à condition que le personnage ne soit pas si énervant.

vendredi 17 février 2012

Au bord du précipice et autres nouvelles, Richard Matheson

     J'ai lu ces nouvelles car celles-ci étaient suggérées par mon professeur de français et j'ai adoré !

Quelques mots sur l'auteur:
   C'est un écrivain et scénariste américain né en 1926. Il s'illustre dans la science fiction et l'épouvante.
Il fit des études en journalisme et après se mit à l'écriture: sa première nouvelle Le journal d'un monstre connu un rapide succès en 1950.
Ses deux romans Je suis une légende et L'homme qui rétrécit sont devenus deux classiques du genre.
Il écrit pour le cinéma et la télévision. Ses œuvres sont régulièrement adaptées à l'écran.

Au bord du précipice et autres nouvelles, Richard Matheson
Éditions GF-Flammarion (Étonnants classiques)/ 96 pages

Un cadre dynamique stressé en proie à l'angoisse d'un dédoublement, un époux insatisfait qui, pour se débarrasser de sa femme, recourt aux services d'un tueur à gages cupide, un démarcheur à domicile qui propose à un jeune couple un pacte immoral mais tellement tentant... Attention, vous qui vous apprêtez à lire ces récits: vous êtes au bord du gouffre, sur le point de sombrer dans un univers inquiétant et fantastique, qui ne ménagera pas vos nerfs!

    Des nouvelles troublantes, avec au cours de la lecture une envie d'en savoir plus. On se prend au jeu, l'on cherche des hypothèses toujours plus improbables les unes que les autres et puis la chute nous laisse toujours sans voix. J'ai vraiment apprécié cette atmosphère ! Je n'en dis pas plus pour vous laissez vous aussi découvrir ces nouvelles.

samedi 21 janvier 2012

La mort d'Olivier Bécaille et autres pièces, Zola

     Pour ce livre là, je suis partie avec quelques réticences... l'été dernier j'ai lu Germinal et j'ai vraiment eu du mal avec les "longueurs" de Zola. Mais ces petites nouvelles mon plus ou moins changées mon avis.

Quelques mots sur l'auteur:
     Émile Zola est né en 1840 en France. Il est devenu orphelin de père à 7 ans. Il a vite abandonné ses études pour devenir employé à la librairie HACHETTE en 1862. Mais en 1866 il démissionne pour vivre de sa plume. Il se met à écrire des articles tels que "Mes Haines" qui font scandale ce qui le rend célèbre. Thérèse Raquin est sa première réussite.
Après 1870, il devient journaliste parlementaire. 1872 marque le lancement de sa carrière car il se lie à l'éditeur Georges Charpentier. Ces romans lui valent l'amitié d'auteurs comme Flaubert et Tourgueniev.
1877 marque le succès de l'Assommoir, 1885: Germinal. A cause de son célèbre article J'accuse, il est condamné à 1 an de prison et 3000 francs d'amende. En 1898 il doit quitter la France. C'est à son retour en 1899 qu'il est injurié, radié de l'ordre de la légion d'honneur et abandonné par une partie de ses lecteurs. Il meurt asphyxié par le poêle de son bureau en 1902. Zola fut le chef de file du naturalisme.

La mort d'Olivier Bécaille et autres pièces,
Editions Librio (2009)/ 132 pages


"C'est un samedi, à six heures du matin, que je suis mort après trois jours de maladie." Mais est-ce vraiment la mort, ce singulier état de torpeur, cette chair frappée d'immobilité tandis que l'intelligence fonctionne toujours? Olivier Bécaille semble bien en faire l'expérience: son corps ne lui obéit plus mais sa conscience continue de percevoir, quoique de façon assourdie, les faits et gestes de son entourage. Puis, soudain, c'est la panique... Et si on l'enterrait vivant? Quatre nouvelles, tour à tour graves ou satiriques, révèlent un Zola inattendu. Pour notre plus grand plaisir...

     Alors commençons par mon avis sur la nouvelle principale La mort d'Olivier Bécaille. Hé bien j'ai eu du mal à rentrer complètement dans l'histoire. Au début j'ai trouvé l'idée vraiment étonnante et puis après ça traîne en longueur, Olivier Bécaille le héros ne peut bouger, il reste spectateur aussi impuissant que nous lecteurs. Ce qui m'a fait changer de regard sur cette nouvelle c'est la fin où il se passe plus d'actions car enfin le personnage principale va pouvoir "évoluer". Mais ce dernier n'en reste pas moins pitoyable tout au long de la nouvelle.

     Ensuite Nantas la nouvelle qui m'a le plus plu ! Nantas c'est l'histoire d'un garçon qui croit que l'argent fait le bonheur, alors il va décider de faire une ascension sociale en s'aidant d'un mariage qui ressemble plus à un pacte entre lui et Flavie où chacun vit de son côté. Mais une fois avoir été reconnu et avoir gagné beaucoup d'argent Nantas s'aperçoit qu'il n'est pas heureux. Je n'en dis pas plus car la fin m'a vraiment surprise, et que je ne voudrais pas trop spoiler ! :-) Lisez cette nouvelle je vous la conseille. Zola a vraiment voulu faire réfléchir à la question "L'argent fait-il le bonheur?".

     Continuons avec la nouvelle appelée l’Inondation, pour laquelle je n'ai pas vraiment accroché. Louis Roubieu que l'on suit avec sa famille durant tout le récit ne m'a attiré que très peu de sympathie car il voit toute sa famille se sacrifier au fur et à  mesure qu'ils avancent sur leur radeau durant l' inondation sans jamais prendre  l'initiative de lui se sacrifier pour les siens. Alors oui, il est triste pour tous ses êtres chers qui meurent mais jamais il ne commet ce geste que j'ai attendu à chaque page que j'ai tournée.

     Pour finir Les coquillages de M. Chabre, encore une nouvelle que je n'ai pas apprécié. J'ai trouvé les personnage agaçants : Estelle sa femme est, j'ai trouvé, égoïste, son mari M. Chabre est quant à lui naïf. J'ai aussi trouvé l'histoire pas très originale. C'est la nouvelle qui m'a le moins plu.

dimanche 8 janvier 2012

La communauté du sud, tome 1: Quand le danger rôde

     Ce livre j'en ai beaucoup entendu parler et en tant que amatrice de Bit-lit que je suis, je me suis jetée à l'eau ! :-)

Quelques mots sur l'auteur:
Charlaine Harris est née en 1951 aux Etats-Unis. C'est une romancière américaine qui écrit des romans policiers, de paranormaux et d'amour.

La communauté du sud, tome 1: Quand le danger rôde; Charlaine Harris
Éditions J'ai Lu (2009)/ 314 pages

" Moi, Sookie Stackhouse, j'ai un faible pour les vampires. Et à la Nouvelle-Orléans, ce n'est pas ça qui manque ! D'ailleurs, un soir, un gentleman amateur d'hémoglobine, Bill Compton, a débarqué dans le bar où je travaille, Chez Merlotte. Comme j'ai la faculté de lire dans les pensées, j'ai vite compris qu'il avait de gros ennuis..." Les vampires vivent désormais parmi les humains grâce à un substitut leur permettant de se nourrir sans tuer. Mais la méfiance règne toujours à Bon Temps, petite ville de l'Amérique profonde. L'arrivée de Bill, ténébreux vampire du XIXe siècle va bouleverser la vie de la jeune serveuse télépathe, Sookie, d'autant qu'une vague de crimes s'abat sur la ville.

     Après avoir refermer ce livre j'ai eu un sentiment partagé. J'ai donc noté des points positifs et certains négatifs. Commençons par ces derniers. Tout d'abord, des scènes assez "olé olé" j'ai trouvé que cela aurait pu être exprimer avec un peu plus de poésie et peut-être moins de "détails". Ensuite, la fin qui se termine un peu vite sur 300 pages l'intrigue s'installe, un suspense est présent et puis en une petite trentaine de pages on connait la vérité. J'ai trouvé ça dommage.
Sinon les points positifs: une histoire de vampire bien trouvée. Les vampires peuvent vivre au grand jour (passez moi l'expression ^^) parmi les humains. L'histoire est prenante, au fil des pages je voulais savoir qui était l'auteur des meurtres à Bon Temps et j'ai soupçonné plusieurs personnes mais ce n'était pas elles. L'histoire d'amour entre Sookie et Bill Compton est un peu "classique" dans ce premier tome, j'espère qu'elle prendra une tournure plus intéressante par la suite. Bill est mystérieux on ne sait pas grand chose de lui, il essaie de se faire une place à Bon Temps au milieu des humains malgré certains  préjugés.
En bref, j'ai passé un bon moment avec cette lecture. J'aimerais poursuivre cette série qui je pense sera prometteuse !

mardi 27 décembre 2011

L'Île des esclaves suivie de La Colonie, Marivaux

     Pour le lycée nous avions cette proposition de lecture, je me suis lancée assez enthousiaste dans celle-ci car j'avais déjà lu du même auteur Le jeu de l'amour et du hasard que j'avais beaucoup apprécié. Mais j'ai été un peu déçue de L'Île des esclaves.

Quelques mots sur l'auteur:
Marivaux est né en 1688 à Paris d'une famille de petite noblesse. Il s'inscrit à la Faculté de Droit à Paris en 1710 mais il ne s'intéresse guère à ses études. En 1712, il publie Le père prudent et équitable, sa première comédie en vers, après avoir arrêté ses études de droits. Son père décède en 1719. En 1721, il est licencié en droit et est reçu en avocat mais il n'exercera jamais réellement. 1725: L'île des esclaves. Il continue d'écrire différentes pièces dont Le jeu de l'amour et du hasard et il décède d'une maladie le 12 février 1763 à Paris .

L’île des esclaves, Marivaux
Éditions Pocket (2005)/ 157 pages


Marivaux n'est pas seulement le magicien des ravissements, des confusions et des conspirations amoureuses. Notre siècle, qui a le goût des paraboles sociales, redécouvre ses pièces en un acte, comme cette Colonie subversive où les femmes ont l'idée de prendre le pouvoir... L'île des esclaves est aussi une utopie , entre la fable philosophique et la comédie à l'italienne. Sur l'île de "nulle part", deux couples de maîtres et d'esclaves échangent leur condition le temps d'un "cours d'humanité". Le serviteur se donne trois ans pour corriger le seigneur de sa barbarie  et de sa superbe, trois ans pour le rendre humains, sensible et généreux. Venu d'une époque qui ne connaissait pas la lutte des classes, ce conte étonne par son amertume et sa souriante cruauté.

Je n'ai  pas un avis très positif pour cette pièce. J'ai trouvé que le sujet n'étais pas assez exploité, la fin est à mon goût trop simple. Pourtant, je pense que l'idée première est intéressante, à l'époque cela n'est pas courant comme sujet. Les échanges de rôles maîtres/esclaves font parfois sourire mais je dirais sans plus.

En revanche, La colonie est mieux exploitée à mon goût, on réfléchit sur la place de la femme. Elles veulent avoir les mêmes droits et choix que les hommes, elles se révoltent.
"Vous êtes l'élu des hommes, et moi l'élue des femmes; vous êtes mon mari, je suis votre femme; vous êtes le maître, et moi la maîtresse; à l'égard du chef de famille, allons bellement, il y a deux chefs ici, vous êtes l'un, et moi l'autre, partant quitte à quitte." Madame Sorbin à Monsieur Sorbin.
 La fin est simple, ce qui est décevant c'est que rien n'a changé sur la condition de la femme. Mais aujourd'hui encore certaines personnes se battent pour obtenir une place égale aux hommes dans cette société. Ce qui est marquant c'est que cette pièce dénonce encore aujourd'hui un problème récurent dans certains pays.

lundi 19 décembre 2011

Stupeur et tremblements, Amélie Nothomb

Alors celui-là avant même de le lire, c'était un coup de cœur rien que pour sa couverture ! Sa petite boite décorée et sa nouvelle inédite: Les Myrtilles.


Quelques mots sur Amélie Nothomb:
Amélie Nothomb est née en 1967 à Kobe au Japon, elle est la fille de l’ambassadeur de Belgique à Rome.
Après avoir vécu ses cinq premières années au Japon, elle est allée vivre en Chine, à New York, au Bangladesh, en Birmanie et au Laos. C'est à ses 17 ans qu'elle s'installe en Belgique. En 1992, elle publie son premier roman Hygiène de l'assassin qui rencontra un réel succès.

Stupeur et tremblements, Amélie Nothomb
Éditions Le livre de poche (2011)/ 186 pages





Au début des années 1990, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépend l'implacable rigueur de l'autorité d'entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie sociale au pays du Soleil levant. D'erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu'au rang de surveillante des toilettes, celui de l'humiliation dernière. Une course absurde vers l'abîme-, où l'humour percutant d'Amélie Nothomb fait mouche à chaque logne. Entre le rire et l'angoisse, cette satire des nouveaux despotismes aux échos kafkaïens a conquis un immense public et valu à l'auteur d'Hygiène de l'assassin le Grand Prix du roman de l'Académie française en 1999.

     Tout d'abord avant de lire ce livre, moi qui suis une grande fan de la culture japonaise, me doutais que la société là-bas avait du mal à intégrer les occidentaux mais à ce point là !? Que né ni, j'étais très loin de la vérité !
      C'est une histoire autobiographique de ce qu'a vécu Amélie Nothomb en allant au Japon un an pour y travailler en tant qu'interprète. Mais elle eu du mal à se faire une place au sein des employés de cette société:
"Monsieur Haneda était le supérieur de monsieur Omochi, qui était le supérieur de monsieur Saito, qui était le supérieur de mademoiselle Mori, qui était ma supérieure. Et moi, je n'étais la supérieure de personne."
     Elle eu droit à effectuer quelques tâches diverses, mais en aucun cas elle n'eut le droit de prendre des initiatives. Elle dut demander si elle pouvait se charger de mettre à jour tous les calendriers des bureaux mais elle se fit vite rappeler à l'ordre car elle distrayait le personnel.
     Sa descente au enfer eu lieu en quelques mois seulement, elle n'eut pu faire confiance qu'à elle même. Avec un humour assez décapant elle dit avoir réussit à survivre grâce a son petit jeu de défenestration mentale du haut du quarante-quatrième étage de la tour où elle travaillait.
Ce qui m'a le plus surpris dans ce livre c'est la réaction des personnages: les japonais restent toujours corrects dans leurs manières de s'adresser à Amélie mais ils ne la traitent pas pour autant comme l'une des leurs au contraire ils lui ont donné que de faibles responsabilités.
     Le plus dur je pense est de se faire une place dans la société japonaise, en montrant ses qualités, en faisant ses preuves et avec beaucoup de temps je pense que l'on peut avoir une place parmi eux mais l'on restera toujours occidentaux à leurs yeux.
Mis à part cette description de la société nippone, j'ai bien aimé l'écriture qui se veut simple ainsi que l'humour de l'auteur.
En bref, une bonne lecture ! Je pense lire par la suite Ni d'Eve ni d'Adam celui-ci se passe toujours au Japon et à la même époque peut-être que l'image de ce pays sera plus méliorative dans ce livre.

samedi 17 décembre 2011

Ensemble, c'est tout, Anna Gavalda

     J'ai enfin pu lire Ensemble, c'est tout d'Anna Gavalda. Depuis le temps que j'en entends que du bien, j'ai pu enfin m'en faire ma propre idée !

Quelques mots sur l'auteur:
Anna Gavalda est née en 1970 à Boulogne-Billancourt.
En 1987, elle rédige sa première nouvelle dans une salle d'examen.
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part (1999) est traduit en 21 langues différentes et vendu à plus de 200 000 exemplaires.
En mars 2004, elle connait un grand succès avec son livre: Ensemble, c'est tout.

Ensemble, c'est tout
Éditions: J'ai Lu/ 573 pages

 "Et puis, qu'est-ce que ça veut dire, différents? C'est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes... Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences..." Camille dessine. Dessinait plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l'existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l'idée de mourir loin de son jardin. Ces quatre-là n'auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés... Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l'amour- appelez ça comme vous voulez-, va se charger de les bousculer un peu.  Leur histoire c'est la théorie des dominos, mais à l'envers. Au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.

     J'ai adoré ce livre dès ses premières lignes ! On découvre chaque personnages, on s'attache à chacun d'entre eux: Philibert avec sa façon de parler et sa timidité; Franck avec son mauvais caractère; Camille et Paulette avec leur façon bien à elles de voir le monde.
La façon qu'ils ont de s'aider à se faire une place dans ce monde est très touchante. L'enfance de chacun des personnages est différente et difficile mais ils vont tout faire pour que le reste de leur vie soit plus colorée.
     Camille a un don pour le dessin mais elle a voulu arrêter, alors elle est devenue technicienne de surface. Tous les médecins lui disent qu'il faut qu'elle grossisse mais Camille elle en a marre: elle vit au dernier étage d'un immeuble, dans une pièce mal isolée mais elle fait avec parce qu'elle n'a pas le choix. Et puis un jour, elle va rencontrer Philibert un personnage complètement décalé et c'est à partir de là que tout va s'enchaîner: une belle amitié. Elle va emménager chez Philibert et va rencontrer Franck puis Paulette et tous ces personnages qui a première vu n'avaient rien en commun vont évoluer et s'entraider car le plus important c'est d'être Ensemble, c'est tout.
Une belle leçon de vie ! A lire pour tout ceux qui hésite et comme idée de cadeau.

       « - Tu as raison, on ne va pas y arriver... Il vaut mieux que tu te casses, mais laisse-moi te dire deux choses avant de te souhaiter bonne route : La première, c'est à propos des intellectuels justement... C'est facile de se foutre de leur gueule... Ouais, c'est vachement facile... Souvent, ils sont pas très musclés et en plus, il n'aiment pas ça, se battre...Ça ne les excite pas plus que ça les bruits de bottes, les médailles et les grosses limousines, alors oui, c'est pas très dur... Il suffit de leur arracher leur livre des mains, leur guitare, leur crayon ou leur appareil photo et déjà, ils ne sont plus bons à rien ces empotés... D'ailleurs, les dictateurs, c'est souvent la première chose qu'ils font : casser les lunettes, brûler les livres ou interdire les concerts, ça leur coûte pas cher et ça peut leur éviter bien des contrariétés par la suite... Mais tu vois, si être intello ça veut dire aimer s'instruire, être curieux, attentif, admirer, s'émouvoir, essayer de comprendre comment tout ça tient debout et tenter de se coucher un peu moins con que la veille, alors oui, je le revendique totalement : non seulement je suis une intello, mais en plus je suis fière de l'être... Vachement fière, même... Et parce que je suis une intello comme tu dis, je ne peux pas m'empêcher de lire tes journaux de moto qui traînent aux chiottes et je sais que la nouvelle béhème R 1200 GS a un petit bidule électronique pour rouler avec l'essence pourrie... »

vendredi 11 novembre 2011

Antigone, Jean Anouilh

       Lecture cursive qui pour une fois se trouvait dans ma Wish-List ! J'ai pu en profiter pour découvrir cette tragédie.

Quelques mots sur l'auteur:

Jean Anouilh (1910- 1987) d'origine française est né d'un père tailleur et d'une mère pianiste.
C'est très jeune qu'il découvre les grands auteurs classiques tels que: Molière, Marivaux et Musset. Son premier succès fut la pièce l'Hermine (1932). En 1933 sa pièce Mandarine fut un échec comme Y avait un prisonnier (1935).
En 1941, pendant l'occupation,  il continue d'écrire. Il ne prend position ni pour la collaboration ni pour la résistance. En 1942, il écrit Antigone. La première représentation théâtrale de celle-ci eu lieu en 1944.
A la suite de sa pièce La Grotte (1961) qui fut un échec il décida de se tourner vers la mise en scène.
En 1987, il mourut.

Antigone
Editions: La Table Ronde (la petite vermillon)/123 pages


L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par cœur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.

      Ce livre raconte l'histoire tragique d'Antigone. Depuis les première lignes du prologue  on connaît le destin qui l'attend:"Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimée vivre." ce procédé nous rend impuissant pendant toute la pièce, nous sommes justes des spectateurs. Chaque personnage nous est présenté: Ismène, la sœur d'Antigone, Créon: l'Empereur, Hémon, l'amant d'Antigone et les gardes qui ont un rôle important. Le contexte nous est aussi exposé. Après un combat entre les deux frères d'Antigone, l'un est est enterré, il bénéficie d'une cérémonie tandis que l'autre est laissé sur le sol aux yeux de tous, humilié. Antigone décide de recouvrir le corps de son frère. Et c'est ainsi que tout le processus se met en marche.
Chaque personnage va essayer de dissuader Antigone de commettre cet acte, mais celle-ci  va lutter.
Antigone est entêtée, jusqu'au bout elle va s'armer de courage pour faire face à sa propre mort.
Elle ne veut pas réfléchir car elle a fait son choix et qu'elle a peur de changer d'avis.

     " Vous me dégoutez tous avec votre bonheur! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte... Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau, si j'ai été bien sage." ~Antigone~

     J'ai vraiment aimé cette œuvre, elle m'a beaucoup touchée. L'écriture de Jean Anouilh avec notamment la conservation du prologue comme dans l'antiquité était une bonne idée, elle permet de mieux comprendre les sentiments des personnages et par ce biais le lecteur est lui aussi submergé par les sentiments.

mardi 8 novembre 2011

Britannicus, Jean Racine

     Pour le lycée, j'ai du lire Britannicus de Jean Racine. Je sais que ce n'est pas bien de partir avec des préjugés avant même d'avoir lu le livre en question mais il s'est révélé que cette lecture m'a surprise. Je m'attendais à pire ! ^^

Pour commencer quelques mots sur l'auteur:
     Jean Racine (1636-1699)
Racine, ce picard, est né dans une famille relativement modeste. Il a entrepris en 1649 une formation philosophique. Sa carrière a débuté grâce à ses odes consacrées à Marie-Thérèse l'épouse de Louis XIV.
En 1667, Andromaque est un succès. Britannicus reçoit un accueil partagé en 1669.
1670-1677 sont les années de gloire de ses tragédies comme Phèdre, ou encore Bérénice...
    En 1689 et 1691 il écrit deux tragédies ayant des inspirations bibliques: Esther et Athalie. 

Britannicus
Editions Larousse (Les Petits Classiques)/171 pages







Comment devient-on un tyran sanguinaire? C'est l'intrigue de Britannicus, où Racine montre en 1669, la prise du pouvoir de Néron. Ce "monstre naissant", sous le joug d'Agrippine, mère possessive, et d'un mauvais conseiller, le traître Narcisse, va laver l'affront d'un amour sans retour dans le chantage, l'enlèvement et le meurtre. En quelques minutes, Racine nous fait assister au spectacle de l'avènement, à Rome, de la barbarie.

      Dans cette tragédie on assiste à l'ascension du pouvoir de Néron. Celui-ci cherche à se libérer de l'emprise politique de sa mère et aussi à profiter de son pouvoir. Il tombe amoureux de Junie mais celle-ci aime déjà Britannicus, c'est alors qu'une forte rivalité oppose les deux hommes. Néron n'hésite pas à menacer Junie de bannir Britannicus. Cette compétition est aussi bien sentimentale que politique, Néron a  peur que Britannicus prenne la place d'Empereur qui lui revient et va mener ces personnages à une fin tragique.
     Même si une telle pièce n'est pas un coup de coeur pour moi. Cette lecture n'a pas été si déplaisante. L'histoire d'amour permet de rendre l'histoire moins "lourde" avec plus de sentiments.
L'ascension politique de Néron est aussi intéressante.
En Bref, un classique théâtral à lire au moins pour sa culture.

dimanche 6 novembre 2011

Blog, Jean-Philippe Blondel

C'est parti, je me lance avec ma première chronique. J'ai décidé de la faire sur le dernier livre que j'ai lu.

Blog de Jean-Philippe Blondel.

 Tout d'abord, quelques mots sur l'auteur:

   Il est né en 1964. Il est professeur d'anglais dans un lycée de province.
15 livres qu'il a écrit ont été publiés aujourd'hui. Son premier succès a été Accès direct à la plage (2003).

Blog, Jean-Philippe Blondel
 Éditions Actes Sud (junior)/ 114 pages

 Résumé: BLOG "Le blog, c'était mon espace privé. Mon domaine. Et il a tout salopé. Je trouve ça dégueulasse. Ma révolte, je la revendique. Parce qu'il ne s'est pas retrouvé sur mon blog par hasard. Et qu'il ne s'y est pas rendu qu'une fois. Il l'a suivi, pisté, décortiqué. Quand je suis en face de lui, maintenant, j'ai l'impression de me promener nu en pleine ville."
Révolté par cette trahison, par ce "viol virtuel", le narrateur décide de ne plus adresser la parole à son père. Pour se racheter, ce dernier lui fait un don... une plongée dans le passé qui ne sera pas sans conséquence. Un roman de la filiation et de l'écriture intime.

        Ce livre est plein d'émotions. Il raconte l'histoire d'un adolescent de 15 ans qui tient un blog mais qui ne veut en aucun cas que celui-ci : sa vie privée, soit découverte par ces parents. Et pourtant c'est ce qui va arriver: son père va le lire. L'adolescent se rebelle et décide de ne plus adresser la parole à son père. Alors pour se réconcilier celui-ci décide de faire un "échange", il va donner à son fils un carton dans lequel se trouve son passé. C'est alors que les émotions s'emparent du lecteur comme l'adolescent. On a envie d'en savoir plus, c'est ainsi que les liens entre l'adolescent et son père vont se recréer et se consolider.
       Ce livre nous montre un passage de l'adolescence d'un enfant où celui-ci est confronté au passé pour regarder vers l'avenir. Il doit grandir.

     Au début j'ai trouvé ce livre un peut caricatural sur l'adolescent, puis au fil des pages j'ai trouvé que le personnage principal gagnait en profondeur.
  Cela reste un livre jeunesse, mais c'est une bonne lecture pour faire passer le temps. :-)