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samedi 16 juin 2012

La Métamorphose, Kafka

     Voilà un classique vraiment original  !

Quelques mots sur l'auteur:

Kafka (1883-1924) est né d'une famille juive à Prague. Il est parti étudier en Allemagne, où il va se trouver une passion pour la littérature. En 1915 sera publié son œuvre La Métamorphose. Il a la tuberculose. Dans ses livres il représente souvent la cruauté du monde. Sa vie amoureuse est faite de doute perpétuel ainsi que d'engagements jamais tenus. Il meurt peu connu du public mais ses œuvres seront découvertes après la seconde guerre mondiale.

La Métamorphose, Franz KAFKA
Éditions Ebooks libres et gratuits / 53 pages

 Lorsque Gregor Samsa s'éveille, un matin, après des rêves agités, il est bel et bien métamorphosé. Doté d'une épaisse carapace d'où s'échappent de pitoyables petites pattes ! Lugubre cocasserie ? Hélas, ultime défense contre ceux qui, certes, ne sont pas des monstres mais de vulgaires parasites... Les siens. Père, mère, sœur, dont l'ambition est de l'éliminer après avoir contribué à l'étouffer... Ici, un homme se transforme en coléoptère monstrueux, là, un engin pervers tue avec application... Dans la colonie pénitentiaire, c'est l'expérimentation en direct. Une machine infernale s'acharne sur un soldat soumis. Une machinerie hors pair, digne d'un inventeur à l'imagination torturée !

     Tout d'abord, ce livre est le premier que j'ai pu lire sur mon E-book. Ne pas avoir eu la sensation des pages ainsi que l'odeur du livre papier m'ont manqué, mais après quelques pages on s'habitue vite.

      Pour ce qui est de l'histoire celle-ci est vraiment curieuse. En effet, cette histoire nous raconte celle de Gregor qui va du jour au lendemain se transformer en bête hideuse. On va pouvoir, en tant que spectateur, voir les différentes réactions de l'entourage de Gregor face à sa métamorphose.
      J'ai trouvé que cette nouvelle faisait passer le lecteur par une bonne palette de sentiments. L'horreur, face à la transformation de Gregor; la tristesse par rapport à la solitude que va devoir subir le héros face au rejet de sa famille; de l'énervement contre cette famille qui ose traiter ainsi l'un des leurs. Mais néanmoins ceci est compréhensible car Gregor est devenu une sorte de cafard, il ne peut donc pas reprendre ces activités qui faisaient vivre sa famille. Durant cette lecture, je me suis sentie un peu mal à l'aise.
        L'écriture de l'auteur est simple et fluide. C'est une courte nouvelle originale à lire !

samedi 24 mars 2012

Bel-Ami, Maupassant

    Je redoutais un peu cette lecture et mon bilan est plutôt mitigé...

Quelques mots sur l'auteur:
Guy de Maupassant est né en 1950 et est mort en 1893. Il est né en Normandie. Sa mère l'a poussé à écrire car elle était passionnée de lecture et qu'elle était amie avec Gustave Flaubert. Ce dernier aida Maupassant en lui donnant des conseils d'écriture. Guy de Maupassant rencontra de grands auteurs comme Zola ou encore les frères Goncourt. Boule-de-Suif (1880) et La maison Tellier (1881) connurent un grand succès. Par la suite il abandonna son emploi dans un ministère pour se consacrer pleinement à l'écriture. Il publia des nouvelles, des romans et des articles de journaux. En 1891 victime d'hallucinations il fut interné et il y décéda en 1893.

Bel-Ami, Maupassant
Editions Pocket (2006)/ 408 pages



Le monde est une mascarade où de préférence le succès va aux crapules. La réussite, les honneurs, les femmes et le pouvoir: le monde n'a guère changé. On rencontre toujours - moins les moustaches - dans les salles de rédaction ou ailleurs, de ces jeunes aventuriers de l'arrivisme et du sexe. Comme Flaubert, mais en riant, Maupassant disait de son personnage, l'odieux Duroy: "Bel-Ami, c'est moi." Et pour le cynisme, la fureur sensuelle, l'athéisme, la peur de la mort, ils se ressemblaient assez. Mais Bel-Ami ne savait pas écrire, et devenait l'amant et le négrier d'une femme talentueuse et brillante. Maupassant, lui, était un immense écrivain. Universel, déjà, mais par son réalisme, ses obsessions et ses névroses, encore vivant aujourd'hui.

       Le personnage principal Georges Duroy est tout sauf sympathique. Ce personnage que l'on suit durant son ascension sociale m'a vraiment déplu au plus haut point. C'est un goujat !
Il profite des femmes, ne pense qu'à ses intérêts... C'est ce qui m'a le plus gêné: suivre un héros avec qui ça ne colle pas ... Mais malgré cela l'écriture de Maupassant m'a plu, les descriptions ne m'ont pas parut trop longues contrairement au Père Goriot de Balzac (ce n'est pas le même style me direz-vous mais depuis, les descriptions de trois pages je suis allergique ^^). 
Donc mon bilan: je dirais que je veux bien retenter une lecture de cet auteur à condition que le personnage ne soit pas si énervant.

samedi 21 janvier 2012

La mort d'Olivier Bécaille et autres pièces, Zola

     Pour ce livre là, je suis partie avec quelques réticences... l'été dernier j'ai lu Germinal et j'ai vraiment eu du mal avec les "longueurs" de Zola. Mais ces petites nouvelles mon plus ou moins changées mon avis.

Quelques mots sur l'auteur:
     Émile Zola est né en 1840 en France. Il est devenu orphelin de père à 7 ans. Il a vite abandonné ses études pour devenir employé à la librairie HACHETTE en 1862. Mais en 1866 il démissionne pour vivre de sa plume. Il se met à écrire des articles tels que "Mes Haines" qui font scandale ce qui le rend célèbre. Thérèse Raquin est sa première réussite.
Après 1870, il devient journaliste parlementaire. 1872 marque le lancement de sa carrière car il se lie à l'éditeur Georges Charpentier. Ces romans lui valent l'amitié d'auteurs comme Flaubert et Tourgueniev.
1877 marque le succès de l'Assommoir, 1885: Germinal. A cause de son célèbre article J'accuse, il est condamné à 1 an de prison et 3000 francs d'amende. En 1898 il doit quitter la France. C'est à son retour en 1899 qu'il est injurié, radié de l'ordre de la légion d'honneur et abandonné par une partie de ses lecteurs. Il meurt asphyxié par le poêle de son bureau en 1902. Zola fut le chef de file du naturalisme.

La mort d'Olivier Bécaille et autres pièces,
Editions Librio (2009)/ 132 pages


"C'est un samedi, à six heures du matin, que je suis mort après trois jours de maladie." Mais est-ce vraiment la mort, ce singulier état de torpeur, cette chair frappée d'immobilité tandis que l'intelligence fonctionne toujours? Olivier Bécaille semble bien en faire l'expérience: son corps ne lui obéit plus mais sa conscience continue de percevoir, quoique de façon assourdie, les faits et gestes de son entourage. Puis, soudain, c'est la panique... Et si on l'enterrait vivant? Quatre nouvelles, tour à tour graves ou satiriques, révèlent un Zola inattendu. Pour notre plus grand plaisir...

     Alors commençons par mon avis sur la nouvelle principale La mort d'Olivier Bécaille. Hé bien j'ai eu du mal à rentrer complètement dans l'histoire. Au début j'ai trouvé l'idée vraiment étonnante et puis après ça traîne en longueur, Olivier Bécaille le héros ne peut bouger, il reste spectateur aussi impuissant que nous lecteurs. Ce qui m'a fait changer de regard sur cette nouvelle c'est la fin où il se passe plus d'actions car enfin le personnage principale va pouvoir "évoluer". Mais ce dernier n'en reste pas moins pitoyable tout au long de la nouvelle.

     Ensuite Nantas la nouvelle qui m'a le plus plu ! Nantas c'est l'histoire d'un garçon qui croit que l'argent fait le bonheur, alors il va décider de faire une ascension sociale en s'aidant d'un mariage qui ressemble plus à un pacte entre lui et Flavie où chacun vit de son côté. Mais une fois avoir été reconnu et avoir gagné beaucoup d'argent Nantas s'aperçoit qu'il n'est pas heureux. Je n'en dis pas plus car la fin m'a vraiment surprise, et que je ne voudrais pas trop spoiler ! :-) Lisez cette nouvelle je vous la conseille. Zola a vraiment voulu faire réfléchir à la question "L'argent fait-il le bonheur?".

     Continuons avec la nouvelle appelée l’Inondation, pour laquelle je n'ai pas vraiment accroché. Louis Roubieu que l'on suit avec sa famille durant tout le récit ne m'a attiré que très peu de sympathie car il voit toute sa famille se sacrifier au fur et à  mesure qu'ils avancent sur leur radeau durant l' inondation sans jamais prendre  l'initiative de lui se sacrifier pour les siens. Alors oui, il est triste pour tous ses êtres chers qui meurent mais jamais il ne commet ce geste que j'ai attendu à chaque page que j'ai tournée.

     Pour finir Les coquillages de M. Chabre, encore une nouvelle que je n'ai pas apprécié. J'ai trouvé les personnage agaçants : Estelle sa femme est, j'ai trouvé, égoïste, son mari M. Chabre est quant à lui naïf. J'ai aussi trouvé l'histoire pas très originale. C'est la nouvelle qui m'a le moins plu.